Jeudi, août 21, 2014

Ritournelle qui me trotte dans la tête depuis que j’ai vu l’épatant “Inside Llewyn Davis” des frères Coen. Vaguement calqué sur la version de Peter, Paul and Mary, ce “500 miles” en trio reflète une période, le tout début des Sixties, où les rengaines folk en solo, duo, trio étaient on ne peut plus hip dans les cafés de Greenwich Village. Ça allait encore durer une année ou deux, puis la scène folk deviendrait élitiste, puriste et snob (souvenez-vous des réactions folkeuses face à Dylan à Newport en 65).

Mercredi, août 20, 2014
La vision de la France que propose “Le grand soir”, film franco-belge du duo Benoît Delépine et Gustave Kervern (2012) est terrible - mais c’est un peu la vision qu’on a/que j’ai d’elle, vu du Mexique, à travers le lot quotidien de posts et commentaires râleurs, agressifs et crétins sur les réseaux sociaux ou les sites de la presse.
Les personnages principaux sont des losers, mais qui, eux, ont le mérite d’exister, et ils sont bien les seuls: tous les autres (gens bien, gens “normaux”) semblent passer leur vie à pousser des chariots de supermarché.
(Si les résidents de France métropolitaine pouvaient me rassurer du contraire, ce ne serait pas de refus…)

La vision de la France que propose “Le grand soir”, film franco-belge du duo Benoît Delépine et Gustave Kervern (2012) est terrible - mais c’est un peu la vision qu’on a/que j’ai d’elle, vu du Mexique, à travers le lot quotidien de posts et commentaires râleurs, agressifs et crétins sur les réseaux sociaux ou les sites de la presse.

Les personnages principaux sont des losers, mais qui, eux, ont le mérite d’exister, et ils sont bien les seuls: tous les autres (gens bien, gens “normaux”) semblent passer leur vie à pousser des chariots de supermarché.

(Si les résidents de France métropolitaine pouvaient me rassurer du contraire, ce ne serait pas de refus…)

Mardi, août 19, 2014
Robin Williams, j’y reviens encore une fois, suite toujours à ce déchaînement d’inepties qui nous les brisent sur les réseaux sociaux. Ainsi cette mise en garde de ne pas prendre à la légère la dépression parce qui voyez-vous ça peut s’avérer ‘achement dangereux (sans blague?), la preuve: même le “funniest man on Earth” (photo de Williams) peut y succomber.
"Funniest man on Earth"? - Bon, écoutez, je ne vais pas réactiver le cliché des "tears of a clown", ni même prétendre (comme le fait feu Roger Ebert) que les meilleurs rôles de Williams sont des rôles dramatiques, mais force est de constater que dans la filmo du défunt acteur (et Netflix México permet une jolie rétrospective), le comique pur y est plutôt rare. Ceci n’expliquant pas du tout cela.

Robin Williams, j’y reviens encore une fois, suite toujours à ce déchaînement d’inepties qui nous les brisent sur les réseaux sociaux. Ainsi cette mise en garde de ne pas prendre à la légère la dépression parce qui voyez-vous ça peut s’avérer ‘achement dangereux (sans blague?), la preuve: même le “funniest man on Earth” (photo de Williams) peut y succomber.

"Funniest man on Earth"? - Bon, écoutez, je ne vais pas réactiver le cliché des "tears of a clown", ni même prétendre (comme le fait feu Roger Ebert) que les meilleurs rôles de Williams sont des rôles dramatiques, mais force est de constater que dans la filmo du défunt acteur (et Netflix México permet une jolie rétrospective), le comique pur y est plutôt rare. Ceci n’expliquant pas du tout cela.

Vendredi, août 15, 2014

Le festival du cinéma allemand à Mexico a commencé, donc l’occasion d’aller voir un chouette film qui m’a, c’est le cas de le dire, laissé sur le cul (cf. image supérieure). Vous apprendrez plein de choses sur les hémorroïdes et les opérations de l’anus et tout ceci serait à jeter dans les oubliettes du trash - s’il n’y avait la resplendissante performance de Carla Juri, actrice suisse promue shooting-star lors du dernier festival de Berlin.

"Feuchtgebiete" de David Wnendt, 2013.

Jeudi, août 14, 2014
Robin Williams ou l’icônisation instantanée dans les réseaux sociaux. Et avec n’importe quels moyens. Ici, sur cette image, on s’efforce d’attribuer une phrase à l’acteur décédé, dont l’auteur est en fait le scénariste Tom Schulman - qui s’était inspiré d’un de ses profs à lui pour rédiger le scénario de “Dead Poets Society” (1989). 
L’excuse “Robin Williams aurait pu dire ça” est irrecevable. Après tout, il aurait pu aussi bien dire le contraire et c’est pourquoi il s’est suicidé. Qu’en sais-je.
Et finalement, par delà le sentimentalisme bisounours de l’image, on suggère que Williams était tellement mauvais acteur qu’il n’arrivait qu’à se jouer lui-même. Bel hommage, assurément.
Sans doute l’occasion pour “Psychologies”, la gazette pour thérapeuthophiles, de se faire de la pub à (très) peu de frais…

Robin Williams ou l’icônisation instantanée dans les réseaux sociaux. Et avec n’importe quels moyens. Ici, sur cette image, on s’efforce d’attribuer une phrase à l’acteur décédé, dont l’auteur est en fait le scénariste Tom Schulman - qui s’était inspiré d’un de ses profs à lui pour rédiger le scénario de “Dead Poets Society” (1989). 

L’excuse “Robin Williams aurait pu dire ça” est irrecevable. Après tout, il aurait pu aussi bien dire le contraire et c’est pourquoi il s’est suicidé. Qu’en sais-je.

Et finalement, par delà le sentimentalisme bisounours de l’image, on suggère que Williams était tellement mauvais acteur qu’il n’arrivait qu’à se jouer lui-même. Bel hommage, assurément.

Sans doute l’occasion pour “Psychologies”, la gazette pour thérapeuthophiles, de se faire de la pub à (très) peu de frais…

Dans la série “mon dealer est extraordinaire”, ce même dealer m’a apporté un petit joyau seventies réalisé par Ulu Grosbard, “Straight Time” (1978), avec Dustin Hoffman et Theresa Russell dans les rôles principaux ´- et aussi Harry Dean Stanton et une jeune Kathy Bates dans les rôles secondaires.

Film injustement oublié, c’est l’histoire réaliste et sans parti-pris d’un petit gangster tout juste sorti de taule et qui rechute, non sans esquisser une histoire d’amour avec une employée pôle emploi de l’époque. Vers la fin, le constat de l’anti-héros est sans appel: “I wanna get caught” - ou la prise de conscience qu’à l’air libre, il ne sera toujours qu’un criminel.

Mercredi, août 13, 2014
Ce 13 août, en 1987, sortie du premier (en, en fait, avant dernier) James Bond avec Timothy Dalton dans le rôle titre: The Living Daylights. Je comprends qu’on ait pu en avoir marre, après de bons et loyaux services, du sourcil sautillant de Roger Moore. Dalton, lui, va camper un Bond plus réaliste, plus schizo et un peu moins enthousiaste à obéir aux directives de M. (toute ma sympathie). Du coup, les Bond suivants n’en feront de plus en plus qu’à leur tête eux aussi.
Dalton reviendra pour Licence To Kill, puis cèdera la place à Pierce Brosnan.

Ce 13 août, en 1987, sortie du premier (en, en fait, avant dernier) James Bond avec Timothy Dalton dans le rôle titre: The Living Daylights. Je comprends qu’on ait pu en avoir marre, après de bons et loyaux services, du sourcil sautillant de Roger Moore. Dalton, lui, va camper un Bond plus réaliste, plus schizo et un peu moins enthousiaste à obéir aux directives de M. (toute ma sympathie). Du coup, les Bond suivants n’en feront de plus en plus qu’à leur tête eux aussi.

Dalton reviendra pour Licence To Kill, puis cèdera la place à Pierce Brosnan.

Vendredi, juin 27, 2014
thefinalimage:

Safety Last! | 1923 | dir. Fred C. Newmeyer and Sam Taylor
Hands down, my favorite final gag of the silent era. Simple, elegant, perfect.

L’amour contre les petites contrariétés de la vie quotidienne… En voyant ce classique du cinéma muet avec le génial Harold Lloyd, on se demande de que deviendra le héros après cette scène finale et son ultime gag. Va-t-il enfin accéder à un salaire tant soit peu substantiel pour pouvoir épouser sa dulcinée? Suite au succès de son idée spectaculaire, gros coup de pub pour le grand magasin new-yorkais où il est employé? Rien n’est moins sûr, surtout dans une Amérique des années 20 de plus en plus inégalitaire qui laisse peu de chance aux gars loyaux et droits. Mais l’amour, oui, il le remporte. Dans ce sens, le film est l’anti-“Gatsby le Magnifigue”, roman que F. Scott Fitzgerald publiera à peine deux ans après. 

thefinalimage:

Safety Last! | 1923 | dir. Fred C. Newmeyer and Sam Taylor

Hands down, my favorite final gag of the silent era. Simple, elegant, perfect.

L’amour contre les petites contrariétés de la vie quotidienne… En voyant ce classique du cinéma muet avec le génial Harold Lloyd, on se demande de que deviendra le héros après cette scène finale et son ultime gag. Va-t-il enfin accéder à un salaire tant soit peu substantiel pour pouvoir épouser sa dulcinée? Suite au succès de son idée spectaculaire, gros coup de pub pour le grand magasin new-yorkais où il est employé? Rien n’est moins sûr, surtout dans une Amérique des années 20 de plus en plus inégalitaire qui laisse peu de chance aux gars loyaux et droits. Mais l’amour, oui, il le remporte. Dans ce sens, le film est l’anti-“Gatsby le Magnifigue”, roman que F. Scott Fitzgerald publiera à peine deux ans après. 

Dimanche, mai 18, 2014

Avant, on avait en début de film l’indication “based on a true story”, l’air de dire: “si mon film est une merde, ayez au moins du respect pour ces gens à qui cette histoire est vraiment véritablement arrivée en vrai”. Avec la mode des biopics, plus besoin de ça: la story (si on peut appeler ça comme ça) est forcément true puisqu’il s’agit de personnages réels. Ou alors non? Les Grimaldi fulminent, Anne Sinclair vomit - et pour la critique cannoise, Grace de Monaco tout comme Welcome to New York sont des navets. Apparemment, il n’y que Saint Laurent qui s’en sort et le reste, c’est le cas de le dire, peut aller se rhabiller. On verra bien, mais je me demande d’où vient cette idée désopilante de faire du cinéma comme on ferait un reportage pipole.

Whatever happened to ze vies imaginaires?

Samedi, janvier 4, 2014
Surrealistic pillow a 2 ans aujourd’hui !

Surrealistic pillow a 2 ans aujourd’hui !

(Source : assets)