Mardi, septembre 2, 2014
Le problème avec les histoires de Tolkien, c’est que ça manque de personnages féminins, et quand elles apparaissent, elles sont généralement féeriques, éthérées; autrement dit: le moins corporel possible. Ce seront donc essentiellement des histoires de (petits) mecs. Peter Jackson avait réussi la gageure d’étoffer les rôles féminins dans la trilogie du “Lord of the Rings”, mais dans le premier volet de “The Hobbit”, j’ai dû attendre 1h34 pour voir apparaître Cate Blanchett en Galadriel - et ce sera tout. 
Pas besoin d’être psychanalyste pour se rendre compte que Tolkien avait un gros problème à ce niveau-là.

Le problème avec les histoires de Tolkien, c’est que ça manque de personnages féminins, et quand elles apparaissent, elles sont généralement féeriques, éthérées; autrement dit: le moins corporel possible. Ce seront donc essentiellement des histoires de (petits) mecs. Peter Jackson avait réussi la gageure d’étoffer les rôles féminins dans la trilogie du “Lord of the Rings”, mais dans le premier volet de “The Hobbit”, j’ai dû attendre 1h34 pour voir apparaître Cate Blanchett en Galadriel - et ce sera tout. 

Pas besoin d’être psychanalyste pour se rendre compte que Tolkien avait un gros problème à ce niveau-là.

Lundi, septembre 1, 2014

George R.R. Martin avait dit qu’il s’était inspiré de la saga française de Maurice Druon, “Les rois maudits” (dont il y a eu deux adaptations télévisées, en 1972 et en 2005). Et effectivement, les ressemblances sont frappantes. - Exception faite qu’il s’agit dans l’un des cas d’un roman historique plus ou moins conforme à l’histoire de France, et dans l’autre d’un Moyen-Âge comme on se l’imagine sans doute dans un pays qui n’en a pas eu… 

Samedi, août 30, 2014

The Horribly Slow Murderer with the Extremely Inefficient Weapon by Richard Gale

Où s’arrête la parodie? Où commence l’horreur? Je ne sais pas d’où ça vient ni qui est Richard Gale, mais ce court-métrage sous forme de bande-annonce fait rire et peur en même temps. Aux dernières nouvelles, le réalisateur serait en train de récolter des fonds pour financer le tournage du long que le court promet. C’est tout le mal qu’on lui souhaite,

(Source : youtube.com)

Vendredi, août 22, 2014

À presque un siècle de distance, on retrouve les mêmes procédés d’animation chez Michel Ocelot et Lotte Reiniger: l’ombre (dite) chinoise. On y retrouve aussi le même goût pour les contes exotiques. Oui, ça change de Disney, et même de Ghibli. 

La seule chose que je n’ai pas trop appréciée dans le film très réussi du réalisateur des “Kirikou”, c’est la diction Barbapapa des acteurs. Les gamins d’aujourd’hui sans habitués à autre chose (de moins pontifiant).

"Les contes de la nuit" (Michel Ocelot, 2011)

"Die Abenteuer des Prinzen Achmed" (Lotte Reiniger, 1926) 

Jeudi, août 21, 2014

Ritournelle qui me trotte dans la tête depuis que j’ai vu l’épatant “Inside Llewyn Davis” des frères Coen. Vaguement calqué sur la version de Peter, Paul and Mary, ce “500 miles” en trio reflète une période, le tout début des Sixties, où les rengaines folk en solo, duo, trio étaient on ne peut plus hip dans les cafés de Greenwich Village. Ça allait encore durer une année ou deux, puis la scène folk deviendrait élitiste, puriste et snob (souvenez-vous des réactions folkeuses face à Dylan à Newport en 65).

Mercredi, août 20, 2014
La vision de la France que propose “Le grand soir”, film franco-belge du duo Benoît Delépine et Gustave Kervern (2012) est terrible - mais c’est un peu la vision qu’on a/que j’ai d’elle, vu du Mexique, à travers le lot quotidien de posts et commentaires râleurs, agressifs et crétins sur les réseaux sociaux ou les sites de la presse.
Les personnages principaux sont des losers, mais qui, eux, ont le mérite d’exister, et ils sont bien les seuls: tous les autres (gens bien, gens “normaux”) semblent passer leur vie à pousser des chariots de supermarché.
(Si les résidents de France métropolitaine parmi vous pouvaient me rassurer du contraire, ce ne serait pas de refus…)

La vision de la France que propose “Le grand soir”, film franco-belge du duo Benoît Delépine et Gustave Kervern (2012) est terrible - mais c’est un peu la vision qu’on a/que j’ai d’elle, vu du Mexique, à travers le lot quotidien de posts et commentaires râleurs, agressifs et crétins sur les réseaux sociaux ou les sites de la presse.

Les personnages principaux sont des losers, mais qui, eux, ont le mérite d’exister, et ils sont bien les seuls: tous les autres (gens bien, gens “normaux”) semblent passer leur vie à pousser des chariots de supermarché.

(Si les résidents de France métropolitaine parmi vous pouvaient me rassurer du contraire, ce ne serait pas de refus…)

Mardi, août 19, 2014
Robin Williams, j’y reviens encore une fois, suite toujours à ce déchaînement d’inepties qui nous les brisent sur les réseaux sociaux. Ainsi cette mise en garde de ne pas prendre à la légère la dépression parce qui voyez-vous ça peut s’avérer ‘achement dangereux (sans blague?), la preuve: même le “funniest man on Earth” (photo de Williams) peut y succomber.
"Funniest man on Earth"? - Bon, écoutez, je ne vais pas réactiver le cliché des "tears of a clown", ni même prétendre (comme le fait feu Roger Ebert) que les meilleurs rôles de Williams sont des rôles dramatiques, mais force est de constater que dans la filmo du défunt acteur (et Netflix México permet une jolie rétrospective), le comique pur y est plutôt rare. Ceci n’expliquant pas du tout cela.

Robin Williams, j’y reviens encore une fois, suite toujours à ce déchaînement d’inepties qui nous les brisent sur les réseaux sociaux. Ainsi cette mise en garde de ne pas prendre à la légère la dépression parce qui voyez-vous ça peut s’avérer ‘achement dangereux (sans blague?), la preuve: même le “funniest man on Earth” (photo de Williams) peut y succomber.

"Funniest man on Earth"? - Bon, écoutez, je ne vais pas réactiver le cliché des "tears of a clown", ni même prétendre (comme le fait feu Roger Ebert) que les meilleurs rôles de Williams sont des rôles dramatiques, mais force est de constater que dans la filmo du défunt acteur (et Netflix México permet une jolie rétrospective), le comique pur y est plutôt rare. Ceci n’expliquant pas du tout cela.

Vendredi, août 15, 2014

Le festival du cinéma allemand à Mexico a commencé, donc l’occasion d’aller voir un chouette film qui m’a, c’est le cas de le dire, laissé sur le cul (cf. image supérieure). Vous apprendrez plein de choses sur les hémorroïdes et les opérations de l’anus et tout ceci serait à jeter dans les oubliettes du trash - s’il n’y avait la resplendissante performance de Carla Juri, actrice suisse promue shooting-star lors du dernier festival de Berlin.

"Feuchtgebiete" de David Wnendt, 2013.

Jeudi, août 14, 2014
Robin Williams ou l’icônisation instantanée dans les réseaux sociaux. Et avec n’importe quels moyens. Ici, sur cette image, on s’efforce d’attribuer une phrase à l’acteur décédé, dont l’auteur est en fait le scénariste Tom Schulman - qui s’était inspiré d’un de ses profs à lui pour rédiger le scénario de “Dead Poets Society” (1989). 
L’excuse “Robin Williams aurait pu dire ça” est irrecevable. Après tout, il aurait pu aussi bien dire le contraire et c’est pourquoi il s’est suicidé. Qu’en sais-je.
Et finalement, par delà le sentimentalisme bisounours de l’image, on suggère que Williams était tellement mauvais acteur qu’il n’arrivait qu’à se jouer lui-même. Bel hommage, assurément.
Sans doute l’occasion pour “Psychologies”, la gazette pour thérapeuthophiles, de se faire de la pub à (très) peu de frais…

Robin Williams ou l’icônisation instantanée dans les réseaux sociaux. Et avec n’importe quels moyens. Ici, sur cette image, on s’efforce d’attribuer une phrase à l’acteur décédé, dont l’auteur est en fait le scénariste Tom Schulman - qui s’était inspiré d’un de ses profs à lui pour rédiger le scénario de “Dead Poets Society” (1989). 

L’excuse “Robin Williams aurait pu dire ça” est irrecevable. Après tout, il aurait pu aussi bien dire le contraire et c’est pourquoi il s’est suicidé. Qu’en sais-je.

Et finalement, par delà le sentimentalisme bisounours de l’image, on suggère que Williams était tellement mauvais acteur qu’il n’arrivait qu’à se jouer lui-même. Bel hommage, assurément.

Sans doute l’occasion pour “Psychologies”, la gazette pour thérapeuthophiles, de se faire de la pub à (très) peu de frais…

Dans la série “mon dealer est extraordinaire”, ce même dealer m’a apporté un petit joyau seventies réalisé par Ulu Grosbard, “Straight Time” (1978), avec Dustin Hoffman et Theresa Russell dans les rôles principaux ´- et aussi Harry Dean Stanton et une jeune Kathy Bates dans les rôles secondaires.

Film injustement oublié, c’est l’histoire réaliste et sans parti-pris d’un petit gangster tout juste sorti de taule et qui rechute, non sans esquisser une histoire d’amour avec une employée pôle emploi de l’époque. Vers la fin, le constat de l’anti-héros est sans appel: “I wanna get caught” - ou la prise de conscience qu’à l’air libre, il ne sera toujours qu’un criminel.